Chronique – Les pommiers fleurissent aussi en hiver

Chers lecteurs et amis bonjour ou bonsoir, je ne sais pas quelle heure il est chez vous. Je vous livre ici mon premier avis de lecture dédié aux jeunes auteurs, les moins jeunes aussi d’accord, je ne parle que d’écrivains vivants aujourd’hui et livrant pour certains d’entre eux, leurs premiers écrits aux yeux d’un public difficile.
Après avoir lancé un petit pavé dans la mare en indiquant gentiment que je refuse les services de presse, j’ai reçu une charmante sollicitation de plusieurs personnes pour que je puisse m’essayer la plume à commenter ce que je viens de lire. L’exercice est ardu, j’ai déjà réécrit cet article plus de quatre fois. Je connais bien sûr l’adage de ce cher Boileau qui dans l’art poétique disait : « Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage. » Mais parfois, cela reste frustrant. Mais je ne suis pas là pour vous parler de mes états d’âme, je suis là pour vous parler d’un livre découvert hier, acheté ce matin et terminé ce soir… Promis, sans aucune révélation fracassante ajoutée.
Le titre : Les pommiers fleurissent aussi en hiver
L’auteur : Aubry Françon et la page Facebook dédiée à l’ouvrage
L’éditeur : Édilivre et le lien vers la page de l’éditeur consacrée à l’ouvrage
Les thèmes abordés : Sacrifice de soi, passion, reviviscence
Contrairement à beaucoup de chroniqueurs je n’aborderai pas l’histoire du livre que je refuse de dévoiler ici, vous laissant le plaisir de la découvrir, l’ouvrage étant tout à fait abordable numériquement et d’une taille plus que raisonnable. Mais entrons directement dans le vif du sujet.
J'ai adoréBien, pour un roman édité chez Édilivre et je vous assure que j’en ai lu des atroces, je n’était pas follement rassuré, une petite angoisse dissipée dès la seconde page. L’auteur nous emmène à un rythme de cavalerie vers un dénouement dont on sent instinctivement que son issue sera forcément particulière. Je ne voudrais ici surtout rien dévoiler de l’histoire, mais j’ai ressenti, en tant qu’auteur ayant fait une très longue pause entre mes débuts tout à fait amateurs avec une diffusion confidentielle de mes textes initiaux, un très très fort attachement pour le personnage d’André, l’archétype du passionné sacrifiant son feu intérieur sur l’autel de la raison et pour qui une simple bourrasque anodine va déclencher un feu intérieur furieux et impossible à refréner. Une histoire humaine, presque banale tellement nous nous oublions tous nous même pour arborer le masque de la rationalité. Mais cette banalité est balayée d’un trait de crayon par l’auteur pour qui les mots sont une musique, un incroyable déluge rafraichissant de mots aux sonorités toutes plus belles que jamais. Les émotions sont sublimées, les actes magnifiés et le temps est suspendu, alternant entre monotonie et frénésie, terrible dualité qui déchire et ravage notre lecture, mais finalement, qui est le vrai vainqueur dans ce roman ? Je vous laisse juge pour en décider.
Avec ce court roman (environ 160 pages) j’ai découvert une plume acérée et poétique qui a enchanté ma soif de beau et de découverte. Merci Aubry Françon, j’ai adoré et j’espère bientôt lire d’autres textes de votre part.
Je remercie l’auteur Aubry Françon pour sa gentillesse, ses réponses et sa disponibilité. Un auteur à suivre.
Merci à tous et à toutes pour votre lecture et à bientôt pour de nouvelles lectures.

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