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Pourquoi devenir écrivain ? Comment ça marche ?

Pourquoi devenir écrivain ? Comment le devenir ?

Avant toute chose, je tiens à rappeler très humblement que ceci n’est qu’un avis personnel et que ça ne concerne que mon expérience personnelle, je ne parlerais pas de celle d’autrui pour la simple et bonne raison que je ne suis pas prétentieux au point de faire des généralisations (enfin si, mais ça ne regarde que moi, je vais vous épargner ce genre de trucs, puis je n’ai pas tant envie que ça de me faire lapider en place publique.)

Donc, pourquoi devenir écrivain ? Première question, un écrivain c’est quoi ça comme animal ?

C’est un peu un être étrange, un terme généraliste qui, en résumé très grossier aime raconter des choses et les faire partager. Donc, deux composantes à mon sens qui sont importantes et se complètent, il faut également à mon avis, passer pour un peu fou, dérangé, marginal ou en tout cas, pas comme tout le monde, mais c’est un bonus :

Aimer raconter des choses, eh oui, grand scoop, personne ne s’y attendait, pour commencer à s’exprimer, il faut avoir des choses à dire, même les histoires les plus insignifiantes peuvent devenir prétexte à s’exprimer, tiens, marrant, il suffit d’allumer la télévision pour s’en convaincre. Mais ! Avoir des choses à dire n’est pas la seule étape, encore faut-il accepter de les partager. Parce qu’avoir un avis ne suffit pas, avoir envie de dire quelque chose non plus, il faut accepter de présenter ces idées et ces avis en place publique, sans cela, vous ne pouvez pas prétendre souhaiter devenir écrivain.

Être un peu à part : L’écrivain est un individu qui, selon moi est particulièrement sensible à ce qui l’entoure, je m’explique : j’estime que pour bien décrire quelque chose, il faut être en mesure de restituer ce quelque chose, et pour le restituer, il faut se nourrir de toutes ses expériences passées personnelles et celle des autres. Je n’arrive pas à imaginer un seul instant qu’un aveugle, sourd et insensible au sens du toucher puisse, s’il le pouvait, écrire quelque chose de compréhensible (j’ai beaucoup de respect pour les personnes qui souffrent d’un handicap physique, ne vous méprenez pas. Non, posez ce marteau monsieur s’il vous plaît…) Je veux dire, comment décrire un objet, une émotion ou une sensation que vous n’avez jamais expérimenté ou qui ne vous a jamais été décrite ? C’est en ce sens que les enfants ont tellement de mal parfois à exprimer quelque chose de nouveau, leur expérience personnelle est trop faible pour qu’ils arrivent à faire la différence entre deux sensations ou deux objets très similaires mais différents la première fois. L’écrivain, c’est pareil, il faut faire des expériences avant de pouvoir en parler avec habileté. Bien sûr, il est toujours possible d’extrapoler et de faire des postulats, mais ce ne sera jamais de la véritable expérience. Quand je parle bien sûr d’expérience, je parle au sens large du terme, si vous écrivez des romans d’espionnage ou des polars, vous n’allez pas tuer des gens ou espionner des gouvernements pour vous faire une idée, non, mais l’écrivain va faire des recherches, lire des compte rendus, se renseigner, c’est en ce sens que l’écrivain pourra alors acquérir une connaissance de son sujet. Je vous invite à ne pas prendre ceci au pied de la lettre et n’allez pas faire des choses horribles juste après avoir lu ce que je viens d’écrire parce qu’il vous faut de l’expérience pour décrire quelque chose.

devenir écrivain, parfois il faut passer par un clavier

Enfin, bien sûr, pour devenir l’un de ces animaux, il vous faut… Roulement de tambour… Écrire. Incroyable, je l’ai dit, je suis sans voix devant cette révélation. Parce que, ami lecteur, tu n’imagines pas le nombre de conversations qu’il est possible d’avoir avec des personnes en théorie douées de conscience, de sens commun, et d’une bonne dose de rationalité, et qui, lorsque tu leur annonce, en toute bonne fois que oui, je suis écrivain, que oui je publie mes textes, que oui, j’aime ce que je fais… Il vient la question que tout le monde attend, celle que je déguste à chaque fois à la façon d’une morue non dessalée, dont je goute l’amère ironie :

« Mais alors, ça veut dire que tu écris ?

— Comment dire ? Non, je n’écris pas, je me contente de violenter mon clavier avec force et détermination puis de dire à mon traitement de texte de lancer le correcteur orthographique et pouf ça fait des best-seller mondialement connus… »

Donc, je résume il faut

  1. Avoir quelque chose à raconter (quoi que ce soit)
  2. Le dire aux autres
  3. De façon écrite (je ne l’ai pas annoncée plus haut, je me suis dit que ça pourrait éventuellement se passer de commentaire, puis l’on m’a fait remarquer que je pourrais m’exprimer par d’autres façons que l’écriture et donc je l’ai rajoutée.)

Et puis c’est tout. En tout cas dans la définition et l’interprétation la plus pure, ce qui signifie que oui, n’importe qui tenant un blog et y rajoutant du texte peut se prétendre écrivain. Après, il y en a de plusieurs sortes bien sûr, je n’en ferais pas la liste.

Maintenant que, ami lecteur, ce postulat est acté, si tu me suis toujours, viens la question que tout le monde pose un jour où l’autre :

« Pourquoi ? »

Ma réponse pourrait en surprendre plus d’un :

« Parce que… »

Non ce n’est pas une obscure référence à une publicité pour une boisson gazeuse sanglante, du moins pas au départ… Encore que, le ton que je prends en prononçant ces mots pourrait y correspondre, mais passons, je digresse.

Alors d’abord pourquoi quoi ?

Pourquoi l’écriture ? Pourquoi écrire ? Pourquoi le mammouth a disparu (parce personne n’a jamais entendu parler des pappouth à poil laineux : comprenne qui pourra)

Je répondrais évidemment aux deux premières, pour le reste, c’est une affaire de spécialistes.

  1. Pourquoi l’écriture au lieu d’autre chose ?

Tout simplement parce que j’aime la lecture, cela induit chez moi un moment d’apaisement et de repos, lire un texte, plus ou moins long en fonction du temps disponible, est reposant. Dans mon domaine professionnel, et je sais que vous êtes nombreux, nous sommes très souvent sous pression, avec des exigences parfois surprenantes, parfois aberrantes et très souvent il faut transmettre des résultats tangibles pour la veille au matin, bien sûr, les résultats en question demandent souvent entre quelques jours à plusieurs semaines de recherche et d’exploitation, mais passons, c’est du détail. Donc, je trouve la lecture apaisante, je peux laisser vaguer mon esprit, et offrir à mon imagination la liberté de créer tout un monde autour de ces quelques mots. Un écrivain peut mettre des mots partout, mais c’est la rencontre des mots choisis par l’auteur et leur interprétation par le lecteur qui vont créer cette alchimie subtile et permettre un voyage inattendu. Je peux me considérer comme ayant la chance d’avoir une imagination fertile et d’aimer raconter des histoires, c’est donc tout naturellement que j’ai souhaité partager ces histoires par un média que je connais bien et que j’apprécie : la lecture.

  1. Pourquoi écrire ?

C’est un peu un élément libérateur, nous avons tous besoin d’un espace de liberté où exprimer nos ressentis, nos peurs et nos moments difficiles. Pour chacun d’entre nous la solution adaptée est différente, mais dans tous les cas, elle sera personnelle. Pour ma part, j’ai besoin de coucher sur le papier ce que je ressens, mes angoisses, mes craintes, mes doutes, mes forces, je vais projeter tout cela dans les mots employés sur le papier, trouver un moyen de les mettre en scène, puis inventer des personnages en mesure de résoudre ces problèmes. Écrire, c’est en quelque sorte, trouver un moyen de transmettre quelque chose, des messages ou des émotions qu’il est difficile de transmettre par d’autres biais. Écrire, créer des histoires à raconter, c’est ma catharsis. Qui plus est, j’aime l’idée de pouvoir me relire, et revenir sur des choses que j’ai pu créer, en étant écrivain, je peux revenir sur un texte créé précédemment, le reprendre, le modifier, la plastique d’un texte n’est jamais figé à mon sens. C’est également le danger de l’écriture, mais j’y reviendrai dans un autre article.

J’espère que ces quelques mots vous ont aidé à mieux cerner d’où me vient ce besoin d’écrire, de remettre les choses en perspective sur un support pérenne et surtout ma définition de l’écrivain.

Tout le monde peut devenir écrivain, surtout aujourd’hui où il existe tellement de canaux et de façons de se faire connaître et de l’exprimer, simplement, tout le monde n’a pas la même capacité à s’exprimer avec tous les médias. Quant à devenir un écrivain publié, c’est une autre paire de manche, j’aborderais cela dans un autre article. Je ne parlerais bien sûr pas la qualité de l’écrivain reconnu… Parce que là, c’est encore un domaine différent.

Quelques liens utiles vers des communautés qui vous encouragerons à franchir le pas si ce que vous avez lu a provoqué une envie d’écrire par vous même.

Un forum dédié à la même problématique, pour celles et ceux qui préfèrent une communauté et poser leurs propres questions. De nombreux échanges intéressants, après, comme tout les forums, et comme partout, ce qui marche pour l’un/e ne marchera peut-être pas pour l’autre.

Un forum parmi d’autre dédié à des projets plus avancés tout comme à des gens qui n’ont jamais encore caressé l’idée d’écrire notamment dans les mondes de l’imaginaire.

Une communauté très vivante dédiée aux jeunes écrivains, je ne parle pas des jeunes en âge mais des jeunes en expérience. N’hésitez pas à y faire un tour, conseils, astuces, idées, textes dans tous les domaines qui concernent l’écriture.

Un blog dédié uniquement à cette problématique, certains aspects seront peut-être redondants, mais il y a de nombreuses choses vraies qui sont dites sur les difficultés auxquelles il faut s’attendre, et de nombreux très bons conseils.

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