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Avis de lecteur – Élixir de nouvelles steampunk

Bienvenue à bord dans ce nouvel avis lecteur, que vous soyez un habitué ou que vous débarquiez de la Lune, je souhaite aujourd’hui vous parler de ma dernière lecture, il s’agit d’un recueil de nouvelles dans un univers Steampunk qui va paraître d’ici quelques jours, plus précisément le 10 septembre. L’auteur tente sa première aventure littéraire avec un projet tout à fait intéressant. Dans le cadre de mon partenariat de lecture avec Séma Éditions, j’ai eu l’honneur de tenir cet ouvrage entre mes mains, je m’en vais vous en faire un retour qui j’espère vous aidera dans vos futurs choix de lectures.
Tout d’abord la petite fiche signalétique qui va bien :
Le titre : Élixir de nouvelles steampunk, la page dédiée sur le site de l’éditeur
L’auteur : Delphine Schmitz, sa page sur le site de l’éditeur
L’éditeur : Séma Éditions, leur site internet et leur page Facebook par ici
Thèmes abordés : Responsabilité, Science, Progrès
Le résumé sur le site de l’éditeur :

Élixir vous ouvre les portes d’un passé futuriste qui n’a jamais existé.
À moins que…
Dans ce monde de vapeur et de rouages où science et magie se côtoient, vous rencontrerez des inventeurs plus loufoques les uns que les autres, parfois charmants, d’autres fois terrifiants. Vous découvrirez un appareil photographique qui n’en fait qu’à sa tête, un sous-marin en quête de créatures fabuleuses, un musée de cire où les statues prennent vie, le premier ordinateur de l’Histoire, et bien d’autres choses encore.
Au fur et à mesure de votre lecture, d’étranges liens entre les textes éveilleront votre intérêt. Vous ne pourrez vous empêcher de remarquer la présence fugace mais récurrente de mystérieux matériaux aux étonnants pouvoirs. Et si la dernière nouvelle vous livrait leur secret ?

Voilà une mise en jambe qui présageait de quelque chose d’interessant. Très déçu de mes autres récentes lectures steampunk pures et dures (je n’en ai même pas fait la chronique ici), je reconnais que j’étais un peu inquiet de ce que j’allais découvrir au fil des pages de ce court recueil, 226 pages, ça se lit tranquillement en une après-midi sur la terrasse. S’agissant d’un recueil de nouvelles, j’aborderai très rapidement chacune d’entre elles séparément, l’auteur étant unique pour l’ensemble de l’ouvrage, je donnerais mon avis sur certains aspects généraux dans leur globalité.
D’un point de vue d’ensemble, les textes sont cohérents entre eux, ils abordent des thématiques proches, chaque nouvelle apportant son lot de d’indices. On retrouve par-ci, par-là des personnages qui reviennent, passent et repassent, parfois trépassent, mais c’est pour la bonne cause puisque l’idée est de faire avancer l’idée globale. La plume de l’auteur démontre une grande finesse, capable de nous amener exactement là où elle veut, les descriptions précises sans tomber dans la lourdeur plantent le décor résolument fin du XIXème, une ambiance d’avant guerre qui laisse à croire que tout est possible, par la science, la vapeur et le cuivre, l’auteur nous prend par la main pour nous conduire de la lointaine campagne jusqu’au centre-ville bouillonnant, des profondeurs insondables des abysses nous emergeons pour imaginer d’étranges aérostats qui sillonnent les cieux. Nous avons affaire à huit nouvelles qui vont peu à peu révéler les dessus d’un monde qui nous dépasse, en soulevant le voile pour observer les coulisses, il est possible d’entraperçevoir une effroyable hypothèse qui se confirme dans la dernière nouvelle de l’ouvrage. Magie et science se mêlent pour qu’une drôle d’alchimie vienne nous précipiter dans cet univers si différent et pourtant si proche.
Sur les huit nouvelles, si j’ai trouvé le ressort d’histoire de Télétempus un peu facile, cette facilité s’explique grace au rebondissement final du Conseil des Perpétuels, ma préférence néanmoins va à deux nouvelles très particulières qui ont profondément résonné en moi, de par mon passé et mon vécu :
L’automate de Maître Sigismond avec son questionnement sur l’être aimé et les possibilités qui pourraient nous être données afin de le garder auprès de nous d’une certaine manière. Ainsi que Seuls le diable et moi, dont le récit et les sources multiples laisse sous-entendre une très grande richesse de possibilités tant passées que futures.
Les autres nouvelles sont bien écrites, Les inventeurs de Val-sur-Rouille permet de placer la scène, mettre en avant les premières aventures, le rythme est donné avec pour sujet l’illusion, le progrès et le secret, je n’en dirais pas plus.
Camera obscura vous conduit ensuite à prendre du recul sur les conséquences de nos actes et s’il nous était possible d’altérer notre propre destinée ? Comment réagirions-nous ? Abordant la question de la fatalité, du destin et du libre arbitre.
La rocambolesque odyssée de l’Ulysse m’a plongé dans des abysses de perplexité, lorsque la magie se mêle à la science et que le fantastique pointe le bout de son nez, alors tout devient possible, Aldéric de Hauban en sait quelque chose.
Dans Taxidermie, nous avons droit à un flirt dans l’horreur, de quoi nous offrir un petit frisson d’excitation, alors que les personnages et les intentions se mélangent pour nous faire échafauder les hypothèses les plus folles, la réalité se rappelle brutalement à notre bon souvenir : l’auteur sait en jouer et je l’imagine parfaitement partir d’un grand éclat de rire sardonique malgré le funeste dénouement.
Pour finir, le Conseil des Perpétuels, non content de clôturer ce recueil, ouvre de nombreuses questions d’ordre philosophiques et éthiques. Elle aborde la question du pouvoir, de la responsabilité et par dessus tout, du libre arbitre. Et si tout cela n’était finalement, qu’une simple question de point de vue ?

En résumé, une lecture vraiment plaisante qui change de ce qu’il est possible de lire dans ce style particulier souvent très mal desservi à mon sens par les auteurs très (trop) actuels, ici pas de scène abracadabrante, la plume est fluide, les nouvelles ne sont pas trop longues ni trop courtes, l’auteur sait parfaitement user de sa prose pour nous faire voyager selon ses désirs et laisse sous-entendre une grande culture avec quelques clins d’œil ici où là. Vous cherchez une lecture agréable qui vous plonge en douceur dans les univers steampunk, alors n’hésitez pas Élixir de nouvelles steampunk est fait pour vous. Je me suis retrouvé plongé en enfance dans mes bon vieux Jules Vernes ainsi qu’une pointe de nombreuses autres inspirations, laissez-vous tenter par cette lecture qui vous laissera un goût de revenez-y.

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