La couverture de Gahila Tome 1

Avis de lecteur – Gahila : Tome 1

Bonjour à toi ami lecteur, bienvenu aujourd’hui pour un avis sur ma dernière lecture, à savoir Gahila, écrit par Elisabeth Charier et paru aux éditions Numeriklivres.
Comme d’habitude, pas de spoiler alert ici, je n’aborderai l’histoire développée que par la bande et uniquement en filigrane, je déteste toujours autant les avis lecteurs qui me pourrissent la fin d’un livre avant même que j’ai pu en lire une page.
Avant d’aller plus loin, j’en profite pour rappeler aux adorables lecteurs que je suis le seul à décider de mes lectures, certes, je suis influençable, certes je peux me laisser tenter par n’importe quoi, mais je reste l’unique décisionnaire. Si j’ai envie de lire d’affilé plusieurs livres du même auteur et d’en faire un article pour donner mon avis sur ma lecture, cela ne signifie aucunement que je suis sous influence ou sous contrat. Aussi, j’invite les gentils persifleurs à passer leur chemin concernant mes choix de lectures et mes commentaires. Je tiens, au travers de ces avis de lecteur, donner une simple recommandation, un encouragement à découvrir ou pas l’œuvre d’auteurs contemporains, vivants dont la réputation n’est pas encore établie bien que leur plumes soient parfaitement affutées.
Bien, ce propos liminaire terminé, passons au vif du sujet, l’ouvrage que je viens de terminer me laisse une impression étrange, c’est très dérangeant et d’un certain côté, rassurant pour moi, je vais m’expliquer rapidement.
Le titre : Gahila – Tome 1
L’auteure : Elisabeth Charier avec sa page Facebook ici et puis le site de l’auteur est là
L’éditeur : Numeriklivres (le site ici et la page Facebook là)
Thèmes abordés : le rapport au monde qui nous entoure, l’équilibre, le conflit
Déjà, pour un passionné d’astronomie, la nébuleuse d’Orion en couverture, sobre et efficace, avec sa forme bien particulière, ça m’attire l’œil, ensuite l’ouvrage est attirant de par son résumé intrigant :

Aux confins de l’univers, deux entités, Bahass et Araya, se disputent les âmes des mortels. Leur faim insatiable et leurs duels incessants provoquent la destruction des mondes qu’elles enveloppent de leur essence, ce qui les oblige à l’éternel exil. En l’an 2499, sur Gahila, deuxième lune d’une planète gazeuse, et peuplée de 8 ethnies différentes, la guerre s’achève sur l’explosion de la centrale principale, désintégrant le mage jaya et le troisième promis d’Araya. Cet événement irréversible met fin à l’ère moderne, la population doit réapprendre le quotidien des ancêtres. Bien des années après le drame, le livre de Bahass renaît sur le ventre d’une jeune fille et avec lui, sa magie. Le duel reprend par vivants interposés.

Pas de révélation fracassante, un résumé qui ne dévoile pas l’intrigue, mais donne suffisamment d’informations pour se faire une idée de ce à quoi il faut s’attendre, voilà qui m’a convaincu à franchir le pas.
Autant vous le dire tout de suite, il s’agit d’un livre d’abord difficile, l’entrée se fait avec rudesse, le lecteur est catapulté dans un univers totalement différent de ce qui nous est habituellement servi. Un certain nombre de termes spécifiques à l’ouvrage sont employés rapidement pour immerger l’esprit dans un monde aux codes et aux particularités déroutantes. Un peu à la façon dont un baigneur va plonger dans un bassin d’eau glacée. Je peux comprendre que certains lecteurs puissent avoir du mal à y entrer, mais une fois passé le choc initial, le reste du monde, les descriptions vivantes et une narration laissant peu de place aux temps morts permet de suivre l’aventure de nos héros, car au final, c’est bien de cela qu’il s’agit, une immense fresque épique entre deux entités qu’il est impossible de résumé à Bien ou Mal, il y a du positif et du négatif en chaque camp. Tous les personnages du roman sont amenés à jouer leur rôle et tous tentent de faire au mieux avec les moyens du bord. L’histoire prenante nous emporte dans un tourbillon et nous amène en filigrane à nous poser des questions sur notre propre place dans l’univers, notre moralité, notre sens de la justice, le bien-fondé de nos décisions, sans grande leçon moralisatrice. En jouant la carte de l’étrangeté et du monde différent, l’auteur met en lumière nos propres faiblesses individuelles ainsi que les qualités qui font que nous les humains sommes capables de tout.
Je dirais que je n’ai qu’un seul regret, un endroit ressource regroupant quelques illustrations des différentes ethnies ainsi qu’un glossaire des termes. Les notes de bas de page sont néanmoins très précieuses, car elles permettent de mieux nous imprégner de l’ambiance. Tranchant avec les ouvrages habituels du genre, les différentes scènes même si elles ne présentent pas de temps morts sont calmes et posées, l’auteure nous dépeint un monde qui vit et respire selon un rythme tellement différent du nôtre que cela semble parfaitement naturel. L’écriture est fluide, sans à-coups ni lourdeur.

En résumé, une belle découverte qui mérite que l’on dépasse les premières pages et que le lecteur prenne le temps de s’intéresser aux tableaux présentés qui nous laissent entrevoir une belle histoire dont le dénouement pourrait bien être surprenant. Le tome 2 étant disponible, il a rejoint ma Pile à Chroniquer.
À bientôt pour de nouvelles découvertes.

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