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Avis de lecteur – Nila Kazar – Le manuscrit et la mort

Chers amis, lecteurs, curieux de passage, bienvenue dans ce nouvel avis de lecture de Lysere. Aujourd’hui, j’aimerais vous parler d’un recueil de nouvelles très particulières. Je voudrais insister tout d’abord vous dire à quel point j’ai du mal avec la littérature blanche. En effet, je suis avant tout un dévorateur de récits de genre, SFFF en priorité, mais j’aime les écritures de l’imaginaire qui ne s’ancrent dans le réel que pour mieux nous emporter au loin… Bref, c’est un détail et un avant-propos qui a néanmoins son importance dans ce qui va suivre. Mais sans plus avant, découvrons ensemble les informations de cette lecture.

Le titre : Le manuscrit et la mort, la présentation sur le site Internet de Nila Kazar.

L’auteur : Nila Kazar, sa présentation sur son site Internet.

L’éditeur : ITIL éditions

Les thèmes abordés : Tranches de vies, espérances, écriture

Voici le résumé que l’on trouve sur le site commercial :

Deux nuits d’amour avec un archange… L’intervention de Shakespeare dans un atelier d’écriture… La découverte excitante du pouvoir de l’abstinence… Une prédiction funeste à Monument Valley…

Les paradoxes du désir et les mystérieux rapports entre l’écriture et la mort, tels sont les thèmes de ce nouveau recueil de nouvelles.

Après ses quatre histoires d’après-guerre (Les Rivières fantômes), Nila Kazar revient avec quatre histoires d’amour bizarres et quatre histoires d’écrivains.

Nila Kazar, romancière et nouvelliste, travaille dans l’édition et enseigne à l’université. Elle tient le blog Bazar Kazar — Y a-t-il une vie après l’édition? http://bazarkazar.com

Que vous dire sans rien révéler à part l’envie de découvrir ces textes ?

Sincèrement comment vous parler de Nila Kazar sans parler de sa plume légère et insolente. L’auteur joue avec nos sentiments et nos illusions en racontant de simples tranches de vie. Des moments marquants, des rencontres, des surprises. Il est des écrivains qui donnent simplement envie de laisser tomber l’idée même de prendre soi-même un stylo pour s’essayer à l’art difficile de l’écriture. Nila Kazar apporte tout l’inverse. Ici, une plume flamboyante de par sa sobriété qui donne par-dessus tout, l’envie de se dépasser soi-même, de s’y frotter, de tenter d’atteindre cette simplicité que l’on recherche pendant de très nombreuses années. Je ne vous le cacherai pas, son écriture et son style m’influencent énormément de par l’admiration que j’ai pour sa plume.

Cessons de parler de l’auteur pour nous concentrer sur ces huit nouvelles livrées à notre regard avide de découvertes. Loin des elfes, gobelins, sorcières, dragons et autres créatures magiques, loin de la fureur silencieuse des batailles spatiales et de la conquête de nouveaux horizons lointains, ces huit nouvelles s’ancrent dans un réel qui nous entoure. Tranches de vies et vies tranchées qui s’étalent sous nos yeux sans crier gare. Terminus, tout le monde descend ! Si vous me passez l’expression (et le jeu de mots moisi par la même occasion. Je ne ferais pas un récapitulatif de ce qui m’a plu dans chaque nouvelle parce que ce ne serait pas rendre service à l’ouvrage et en plus cela pourrait être très long. Je me contenterais de donner un avis très court à chacune d’entre elles. Les voici :

  • Mes deux nuits avec l’archange allemand : Une nouvelle qui sent bon le souvenir et l’espoir d’un avenir meilleur.
  • Si dièse : De loin la nouvelle la plus troublante, parce que c’est bien le genre d’humour que je pourrais avoir…
  • Nervalienne : Un récit difficile qui porte en son sein la fulgurance de l’acte immédiat avec une fin plutôt définitive… Il n’est possible de regretter que ce qu’on réalise, non ?
  • Liquidation : Là encore, un nouveau texte ardu, pas parce qu’ancré dans notre quotidien, mais plus parce qu’il porte en lui un espoir, tout au long du récit et ce jusqu’à la dernière ligne… Espoirs et frustrations portés par une désespérance humaine désarmante.
  • La vérité sur Kostia : La nouvelle qui m’a le plus marqué, à la façon d’un boxeur qui m’aurait pris pour un sac de frappe. Je suis ressorti de ce texte lessivé et moulu. À la vérité, cette histoire m’a ébranlé profondément, bien plus que ce que je n’aurais voulu. La vérité ? Qu’est-ce que c’est ?
  • Sauvée par Shakespeare : Un récit beau et dur, où transparaît la volonté inébranlable de voir le meilleur en chacun. Parce qu’il nous faut trouver, à tous et à toutes, une raison de continuer et de faire le bien autour de nous. Et de le faire bien !
  • Le manuscrit et la mort : Les rencontres entre auteurs sont toujours l’objet de mille et un récits… Celle-ci ne fait pas exception…
  • Alice et les garçons : Un texte délicat et sans concession, remise en question et doutes, toutes les pistes restent ouvertes.

En bref, huit nouvelles au langage ciselé comme un bijou célébrant la joie sauvage de la vie sous toutes ses facettes. Je vous le recommande chaudement.

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