Avis de lecteur – Poljack – Les sbires d’Agouna

Yoplà boum, ça fait un moment qu’il n’y a pas eu d’avis de lecteur par ici, entre la future sortie de mon premier roman chez numeriklivres, le National Novel Writing Month qui s’annonce, mes recherches sur d’autres projets, j’ai été très peu disponible pour dévorer de la page, et pendant ce temps, ma pile à lire accumule encore et encore des trouvailles, c’est que le début, d’accord, d’accord… OK, je m’arrête là. Après avoir touché à droite à gauche à des choses diverses et variées, je me suis laissé convaincre par un ouvrage qui traîne dans ma bibliothèque depuis un petit moment, patience, je vous dis dans un instant de quoi il s’agit (ouais, enfin bon, z’avez la couverture en premier, du coup, c’est difficile de vraiment vous faire une surprise). Sans transition, je vous envoie donc la petite fiche signalétique (non, je n’ai pas encore trouvé comment implémenter mes nouvelles présentations, mais ça viendra, je suis un type tenace…).
Titre : Les sbires d’Agouna et le lien vers le site de l’auteur qui en parle
L’auteur : Paul Éric Allegraud et le lien vers son site et sa page Facebook
L’éditeur : Lui-même
Thèmes abordés : Enquête, aventures, complot international
Le résumé sur le site où je l’ai trouvé :

« Comme je ne savais pas trop quoi foutre, j’ai décidé de devenir aventurier… »
Poljack travaille pour une mystérieuse agence, une organisation plus ou moins secrète qui œuvre parfois en sous-main pour le gouvernement.
Un géologue, qui effectue des travaux d’étude dans le sous-sol parisien, tombe par hasard sur une mystérieuse statuette. Peu de temps après, un ami à qui il en avait parlé disparaît.
Poljack croit partir pour une mission facile et de courte durée quand l’agence lui demande d’aller vérifier de quoi il retourne. Il aurait dû être plus prévoyant et prendre quelques affaires de rechange, car cette étrange découverte va l’entraîner bien loin de chez lui, sur les traces d’un archéologue disparu trente ans plus tôt. Et il n’est pas le seul à s’intéresser à cet homme, ou plus précisément au parchemin que celui-ci a substitué lors de fouille en Arabie Saoudite. Une secte aux desseins obscurs a envoyé des tueurs à ses trousses.
Sa route croise fortuitement celle de Carmen, une jeune hackeuse qui n’a pas froid aux yeux et qui décide de l’aider dans sa mission. Mais elle aussi semble avoir des secrets bien gardés et ses véritables motivations sont loin d’être limpides.
Et pour couronner le tout, la D.G.S.E s’en mêle !

Fan de Bob Morane, Dick Tracy, James Bond et son ancêtre, OSS 117 (les livres de Jean Bruce, pas les films récents), des aventures de Tintin ou de Blake et Mortimer, je ne pouvais pas trop résister à l’idée de me frotter à cet étonnant livre de presque (296) trois cents pages. Comment vous en parler ? Ben tout simplement, je n’ai pas été déçu une seule seconde. L’histoire est menée à un rythme de cavalerie, vous vouliez vous reposer ? Oubliez… Les très nombreuses références, le ton du narrateur au présent et à la première personne du singulier avec de détonants commentaires adressés directement au lecteur vous ramène à une ambiance très intime, vous suivez le héros par-dessus son épaule façon mouche du coche et c’est efficace. Je me suis surpris plusieurs fois à approuver avec force considération les choix tactiques du narrateur. Le livre terminé, je n’ai eu qu’une envie, plonger dans le suivant (ce que j’ai évidemment fait avec joie).
La plume de l’auteur nous fait voyager à ses côtés et l’on sent que les descriptions des endroits visités par le héros ne sont pas simplement des produits de son imagination, l’ambiance est crédible, les lieux très évocateurs et l’action tout à fait réaliste. Pas de gadgets ultrasophistiqués, pas de techniques mystiques ancestrales, pas de testostéronisation à tout va, on sent le baroudeur dans toute sa splendeur (la sueur en prime), le type qui en a vu d’autres et qui est là pour faire ce qu’il a à faire. Rien n’est gratuit et les seules concessions à l’étrangeté viennent à la fin du livre et encore, sans tirer de grandes longueurs ni prendre place pour retourner le récit dans une situation abracadabrantesque.
En résumé, une lecture très agréable dont la plume vous mène tambour battant et qui vous fait voyager loin de votre coin tranquille en compagnie d’un héros qui n’a pas froid aux yeux et qui l’assume totalement. Personnellement, je fonce sur le tome suivant.

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