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Voyage au pays de l'envie

Avis de lecteur – Frédéric Marcou – Voyage au pays de l’envie

Avant toute chose, je tiens à signaler que je ne souhaitais pas rédiger d’avis de lecture pour cet ouvrage.

Salut à toi lecteur curieux, voilà une nouvelle découverte et autant te prévenir, ce n’est pas de gaité de cœur que j’écris ce petit article, d’ailleurs je n’en ferais aucune publicité et je n’en tire aucune joie, mais j’ai eu le malheur de m’engager et il m’est maintenant interdit de refuser de produire un avis de lecture par le site via lequel le texte m’a été proposé.

Encore une fois merci de prendre en compte l’avertissement suivant : Je ne suis pas un lecteur méchant, je suis un lecteur exigeant. Cet avis de lecture ne reflète que mon avis personnel. Avant d’aller plus loin, je me suis clairement senti floué en acceptant de lire ce texte. Si vous souhaitez quand même découvrir cet avis, suivez le guide…

Titre : voyage au pays de l’envie

Auteur : Frédéric Marcou

Éditeur : Atramenta

Sujets abordés : La mort, la mort, la mort

Résumé du texte :

Ce livre est un recueil de cinq nouvelles fantastiques teintées de science-fiction. Il se veut ancré dans la réalité tout en laissant une large place à l’imagination et à l’imaginaire.

Destiné à un large public, il sera certainement plus particulièrement apprécié des adolescents.

Vendu comme un recueil de nouvelles de science-fiction à destination de jeunes adultes en devenir… Je reste très honnêtement dubitatif. Apprécié des adolescents ? Honnêtement, j’espère de tout mon cœur que ce n’est pas le cas.

Avant propos : Je trouve dommage et réducteur que l’auteur considère les nouvelles comme un style à destination des adolescents, je l’invite à découvrir les excellents recueils de Nila Kazar : Les rivières fantômes et Le manuscrit et la mort qui eux, ne s’adressent pas vraiment à un public adolescent mais qui a le mérite de ne pas exclure une partie de son potentiel lectorat, bref, je m’égare, mais ça commence mal.

Avis général : Chaque nouvelle est précédée d’un petit préambule en rapport avec le texte, j’ai trouvé que ces préambules nuisaient à la fluidité et à la découverte des récits. De plus, ils donnent, pour certains, trop d’indices sur les histoires en question.

Nouvelle 1 – Il ne vous reste plus qu’à signer

Mon regard est peut-être dur, mais la chute, tout en restant mignonne est facile à anticiper, peu de surprise et peu de SF, l’inspiration d’une biographie du dalaï-lama est évidente. La plume est simpliste et le langage employé est très sobre, je regrette que celui-ci n’ait pas été plus recherché et différencié, je n’ai ressenti aucune distinction de tons entre les différents protagonistes, je n’ai hélas pas beaucoup accroché à l’histoire non plus, probablement parce que les personnages manquent clairement, à mon sens, de caractère. Pour finir, l’usage du nom de l’auteur dans la nouvelle m’a semblé dérangeant, en tout cas au moins inopportun.

Nouvelle 2 – Damnation

Revisite du mythe de Sysiphe, je me retrouve face à un texte abscons, d’un narrateur confus confronté à une folie qu’il ne peut pas vraiment expliquer. Je suis resté dubitatif devant la chute elle-même, pas d’explication, tout ça pour ça ? La confusion du conteur, si elle peut justifier une certaine incohérence du récit ne permet pas d’excuser les trop nombreux éléments qui se télescopent (un coup les gardes sont trop bas, trois ligne plus loin, ils ne peuvent plus monter, un peu plus tard ils sont de nouveau là, ce n’est qu’un exemple parmi d’autres) la réduction d’un roman au format nouvelle est selon moi un exercice périlleux et surtout voué à une certaine forme d’échec. Toujours pas de SF non plus…

Nouvelle 3 – Rêve impromptu

Bon, admettons que la chute m’a un peu surpris, mais le texte est à nouveau desservi par une plume simpliste ainsi que de nombreuses répétitions. Ce texte néanmoins est moins incohérent que le précédent.

Nouvelle 4 – Homo sapiens sapiens neandertalis

Sans commentaires, le texte est plus ou moins incompréhensible pour moi, suis-je le seul à me demander où veut en venir l’auteur ? De plus, sans apprécier faire mon rabat-joie, comment un sous-fifre pourrait-il seulement espérer tirer son épingle du jeu au sujet d’une découverte dont le lecteur ignore tout alors qu’il est entouré de sommités bien plus expérimentées et bien plus capables d’en tirer avantage par eux-mêmes ? Bref, non résolument, un texte qui n’a aucun intérêt à mon sens. Le lecteur est laissé dans le noir le plus complet du début à la fin, si l’idée est d’enflammer l’imagination dudit lecteur, il va falloir faire un peu plus d’efforts parce que moi, j’en ressors avec un simple : bof.

Nouvelle 5 – Une autre forme de mort

La vision d’un mourant sur sa propre fatalité… Pas vraiment de grande nouveauté par ici non plus, vraiment navré, mais impossible d’apprécier ce texte.

En résumé :

Un recueil soi-disant SF pour m’encourager à le lire, à mon sens, décevant et desservi par une quantité de répétitions inutiles. Les histoires ne sont pas très originales, tournent toutes autour de la mort du narrateur (sauf une et encore on pourrait imaginer des choses glauques et fatales aussi pour celle-ci) je sens bien que l’auteur souhaite exprimer quelque chose, mais le message n’arrive pas jusqu’à moi, je suis resté clairement hermétique et j’en suis désolé. J’ai eu l’impression de découvrir une plume au style mal assuré qui se cherche et tente d’exister, je ne connais pas les autres écrits de l’auteur, mais ce que j’en lis ici ne m’encourage pas vraiment à aller plus loin. Navré, avec vraiment toutes mes excuses. Le titre est clairement incohérent avec le ton du recueil et me pousse à hurler : Publicité mensongère.

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